V E G C H E C K

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Bienvenue à toutes et à tous sur ce tout nouveau blog. J’ai naturellement voulu consacrer ce premier article à la transition alimentaire et pourquoi nous souhaitons profondément que Veg’Check s’inscrive pleinement dans ce changement. A travers la détection de produits véganes et végés parmi plus de 900 000 références alimentaires (et bientôt cosmétiques), Veg’Check accompagne les consommatrices et les consommateurs dans leurs nouvelles attentes. Que ce soit pour des raisons éthiques, environnementales, de santé ces nouvelles exigences convergent souvent vers le végétal et semblent entrainer une profonde évolution de notre consommation. Mais peut-on parler de transition ? Et dans ce contexte, quel doit être le rôle de Veg’Check ?

L’ère du végétal ?

On a longtemps parlé d’une tendance, d’une mode voire même d’un courant en évoquant l’alimentation végétale et plus largement le véganisme. Que disent les chiffres et les données dont nous disposons ?


D’un point de vue des consommatrices et consommateurs, s’il n’y a que 3 à 5% de la population qui se considère comme végés ou véganes, les choses sont très différentes dès lors qu’on regarde la nouvelle génération … En effet, 11% des 16-25 ans (1) se disent végés et ils sont 98% à se dire concernés par les enjeux écologiques et prêts à agir, notamment en arrêtant de consommer de la viande (2). Pour revenir à l’ensemble du pays, huit personnes sur dix déclarent manger moins de produits animaux qu’avant (3) … Il est évident que 80% de la population ne va pas se mettre au régime mais va certainement reporter sa consommation sur une offre végétarienne ou végétalienne.

Il est évident que 80% de la population ne va pas se mettre au régime mais va certainement reporter sa consommation sur une offre végétarienne ou végétalienne.

JB. Robert Cofondateur

Il est également intéressant d’observer les entreprises. Pour rester compétitives et attractives, elles se doivent d’être dans une logique d’anticipation et ainsi (théoriquement) prévoir la demande de demain. Principal constat : les géants du lait et de la charcuterie se tournent vers … le végétal ! En 2017 Danone a ainsi fait l’acquisition du géant américain White Wave (qui commercialise la marque de laits et desserts végétaux Alpro), Fleury Michon et Herta ont lancé massivement sur le marché des alternatives végétales à leurs produits phares et Nestlé a cédé une large partie d’Herta (en conservant la gamme végétale) au groupe espagnol Casa Terradellas pour se concentrer sur le végétal et le bio.

En termes de chiffres, cela se traduit par une progression des alternatives végétales à deux chiffres - +24% en 2018 (4) – et des résultats mondiaux spectaculaires. Le secteur des alternatives à la viande a ainsi généré plus de 11 milliards d’Euros en 2019 (+18%) (5) porté par des startups tels que Impossible Food ou Beyond Meat.

Un monde en transition, oui mais …

Tous les indicateurs semblent donc être au vert, dans tous les sens du terme, et semblent confirmer que nous sommes bien en phase de transition. Cela dit, même si le monde évolue et qu’il existe une offre végétale de plus en plus large, nous vivons encore dans un monde profondément carné. Pour répondre à un modèle hérité des trente « glorieuses », presque tous les produits et sous-produits animaux, qu’ils soient cachés ou non, ont trouvé leur place dans notre consommation.

Certains d’entre eux font même leur apparition là où on ne les attend pas : dans des plats qui à la base sont totalement véganes (humus, guacamole, raifort, moutarde, couscous cuisiné au beurre …) ou dans des produits totalement inattendus tels que les bonbons ou les cosmétiques (que vous pourrez bientôt retrouver sur votre application préférée).

En tant que Veg’Checkers vous avez pu effectivement échapper à de mauvaises surprises : du lait dans des biscottes ou du pain de campagne, des extraits d’insectes dans des jus de fruits, des produits laitiers dans du cidre ou des épices, du porc ou du bœuf dans les desserts lactés

Certains diront qu’il suffirait simplement lire les ingrédients pour s’y retrouver. Cela peut effectivement fonctionner dans certains cas (notamment si les produits sont certifiés par un label vegan ou végétarien officiel) mais ces ingrédients indésirables avancent souvent masqués…

Qui sait que le E 120 correspond à de l’acide carminique autrement dit de la cochenille, un insecte de la même famille que les pucerons ou les punaises ? Ou que le E161 B peut provenir du jaune d’œuf et que le E 901 correspond à de la cire d’abeilles ?

Enfin l’intérêt de Veg’Check est aussi de partager les belles nouvelles. Depuis la création de l’application, nous avons pu découvrir ou redécouvrir ensemble une pizza végane (avec « fromage » !), un « cheese »cake, des cookies sans œufs ni produits laitiers, un cordon bleu végétal et même des « œufs » de saumon sans aucune souffrance animale et disponible au plus grand nombre !

Accompagner et encourager les grands acteurs de l’alimentaire vers plus de végétal avec Veg’Check

Ainsi si cette forte demande vers « plus de végétal » est largement soutenue par de grands acteurs (SNCF, Carrefour, Alpro) et des jeunes pousses (Hari&Co, The Good Spoon, Jay & Joy…) qui proposent une offre végétale toujours plus importante, nous devons encore faire avec une offre relativement conventionnelle pas toujours adaptée à nos attentes. Dans ce contexte, il nous a semblé important de proposer une application qui nous aide non seulement à choisir des produits en lien avec nos valeurs et nos exigences et – espérons-le – une appli qui encourage les industriels et les grandes surfaces à faire augmenter la part de produits 100% végétaux. Vive la transition !

Si vous aussi avez envie de participer à cette belle aventure Veg’Check et à contribuer à ce blog, n’hésitez pas à nous écrire contact@vegcheck.co.